Voici une synthèse de travail sur Dihexa, pour qui veut plus qu'un paragraphe et moins qu'un manuel.
À jour au 2025-12-22. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
=== Années 1980 === Aux Antilles, une aggravation de la prévalence du parasitisme des bananeraies est attribuée à l'ouragan David (1979), alors qu'aux États-Unis, le chlordécone cause de lourdes pertes à de nombreux établissements, restaurants et entreprises qui dépendaient de l'eau du fleuve James River ; car depuis 1975 et pendant treize ans, le gouverneur Mills E. Godwin, Jr. y interdit toute pêche sur une distance de cent milles : de l'usine de Richmond (Virginie) à la mer (baie de Chesapeake). Interdiction qui ne sera levée qu'en 1988 quand les efforts de dépollution du fleuve et de ses sédiments finissent par porter leurs fruits. L'ouragan Allen (1980) est suivi aux Antilles d'un fort développement de parasites des bananiers, notamment les charançons. C'est l'un des arguments ayant justifié des dérogations d'usage pour les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe. De ses premiers usages autorisés (1972) à la date de son interdiction aux Antilles (1993), 300 t de ce pesticide seront pulvérisées (30 g de produit par pied, soit 3 kg/ha et par an). En 1981, le groupe punk Dead Kennedys reprend une chanson Kepone Factory, satire de la controverse entourant Allied Chemical et leur négligence concernant la sécurité de ses employés. C'est l'une des chansons de l'album In God We Trust, Inc. Écrite en 1978, la chanson était initialement intitulée Kepone Kids (Les Enfants du Képone). Cette même année en France, la ministre de l’Agriculture Édith Cresson délivre à la société Laurent de Laguarigue une seconde AMM pour le chlordécone sous la dénomination commerciale « Curlone ».
Sources : fr.wikipedia.org
La formulation du produit est faite à Béziers, à partir de la molécule synthétisée au Brésil, avec une commercialisation et importation massive aux Antilles françaises, en dépit d'effets pseudo-œstrogéniques scientifiquement déjà clairement démontrés chez les oiseaux et mammifères. En 1982, l'ouvrage Who's Poisoning America?: Corporate Polluters and Their Victims in the Chemical Age passe en revue l'histoire des incidents et accidents liés au Kepone. En 1986, l'Environmental Protection Agency publie Final report on the evaluation of four toxic chemicals in an In Vivo/In Vitro toxicological screen--acrylamide, chlordecone, cyclophosphamide, and diethylstilbestrol, confirmant la toxicité de ce produit.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Années 1990 === La France retire le 1er février 1990 l’autorisation de mise sur le marché du chlordécone pour tout le territoire français. Guy Lordinot, Député de la Martinique, relayant de gros planteurs de bananes, fait une demande de dérogation qui permettrait une prolongation jusqu’en 1995, de l’utilisation du chlordécone, à la suite de sa question écrite le 23 avril appuyée par sa lettre au ministre de l'Agriculture du 30 avril 1990. Cette demande est refusée le 5 juin 1990 par Henri Nallet, ministre de l’Agriculture, qui précise qu’il y a un délai de 2 ans à partir du retrait d’autorisation, ce qui permet déjà d’utiliser le produit jusqu’en 1992. En mars 1992, Louis Mermaz, nouveau ministre de l’Agriculture et des Forêts, proroge d’un an la dérogation pour l’utilisation du Curlone. En février 1993, Jean-Pierre Soisson, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, répond favorablement à une demande de la Société d'intérêt collectif agricole de la banane martiniquaise (SICABAM) demandant à pouvoir utiliser le reliquat de stocks de chlordécone, stocks qui avaient été largement réapprovisionnés en août 1990 alors que la décision de retrait d’homologation de février 1990 avait été notifiée à la société Laguarigue qui commercialisait le chlordécone . Le frère ainé de Bernard Hayot, Yves Hayot (mort en 2017) qui était président du SICABAM, et aussi directeur général de Laguarigue — la société qui commercialisait le chlordécone — reconnaît qu’il avait fait du lobbying auprès du ministre Jean-Pierre Soisson pour l’obtention des dérogations.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Années 2000 === Début des années 2000, des contaminations des eaux embouteillées sont constatées en Guadeloupe et il faudra « attendre 2002 pour que débute la récupération des stocks » de ce pesticide dans les Antilles françaises, notamment à la suite de la découverte de plusieurs tonnes du pesticide dans une bananeraie martiniquaise et de la découverte le 23 août 2002 par la douane au port de Dunkerque, d'une tonne et demie de patates douces « chlordéconées » en provenance de Martinique. Celles-ci seront ensuite saisies par la DGCCRF puis détruites. Dans les années qui suivent, plusieurs plaintes, procédures et plans d'actions sont menés dans les Antilles françaises par des acteurs locaux et nationaux afin d'identifier des responsables et en parallèle lutter contre la pollution. Plusieurs associations antillaises déposent une plainte pour empoisonnement. En 2009, le chlordécone est inscrit dans la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, ce qui interdit sa production et son utilisation dans le monde entier.
Sources : fr.wikipedia.org
Dihexa est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur Dihexa repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Dihexa)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Dihexa)